20
septembre
2022

AUDE ET SA SMALA

Il n’y a pas si longtemps, on nous disait de nous réinventer. Certains (beaucoup !) n’ont pas attendu qu’on leur donne le feu vert pour enclencher la cinquième sur des valeurs durables et éthiques, en toute conscience écologique. C’est le cas d’Aude qui a vu sa boîte prendre de l’essor pendant la pandémie. Portrait d’une femme d’affaires et de son site qui ont tout pour nous plaire.

Aude a grandi en campagne, dans le centre de la France. Après des études de commerce à Tours, elle trouve son premier job à Paris, dans les RH chez Kellogg’s. Trois enfants plus tard, la petite famille décide de quitter la capitale, direction Nantes. Changement de vie, changement de cap.
« En arrivant à Nantes, j’ai rencontré Marie qui planchait sur le concept d’un site de seconde main dédié aux vêtements d’enfants. C’était en 2016 et on n’en parlait pas encore beaucoup. En revanche, on savait qu’il y avait un truc à faire… que c’était un peu ridicule tous ces vêtements peu portés qui dormaient au fond des placards ».
Mais des sites de vêtements, ça existait déjà. Elles ont donc poussé le concept plus loin ! Leur idée s’appuie sur trois points ; le premier étant de mettre en vente des vêtements peu portés (presque comme neuf) ; le second, c’est que toute la marchandise est sur un site, à Carquefou, il y a donc un seul envoi postal et on peut vraiment y faire toutes ses courses ; et le troisième étant que si vous le souhaitez, des ambassadrices viennent chez vous vous débarrasser. La bonne affaire !
« On a commencé dans un bureau de 15m2. Le premier mois, on a reçu une centaine de pièces. Aujourd’hui, c’est environ 3000 par jour. » Si l’on ne vient pas chez vous faire le tri, on peut donc envoyer directement son bazar. « Il y a à peu près 30% des vêtements qui ne sont pas retenus et nous réglons l’achat après réception. La plupart du temps, les habits sont revendus dans la semaine. » Avec un stock de roulement d’environ 100 000 pièces, on trouve autant des tous petits prix que des pièces de grandes maisons. « Les prix varient entre 1 et 150 euros. » Aude précise : « 80% des vêtements sont de 0 à 3 ans mais nous prenons jusqu’au 16 ans ».
Depuis peu, l’entreprise d’abord nommée Il était plusieurs fois est devenue Smala. « Nous voulions un nom plus court et plus impactant et changer un peu notre positionnement pour que la marque devienne plus universelle et inclusive. C’était le moment. Un autre de nos enjeux était aussi de ne pas culpabiliser les parents, nous souhaitions donc illustrer la vraie vie ».
Après une levée de fond, Marie a quitté l’entreprise pour de nouveaux horizons et Caroline est venue renforcer l’équipe de direction. « L’entreprise est très féminine » souligne Aude qui précise « en plein essor, nous recrutons quasiment toute l’année, autant des postes en CDI que des ambassadrices qui souhaitent arrondir leur fin de mois. »
L’entreprise est nationale et a aussi mis en place des partenariats. « Les vêtements qui ne sont pas retenus pour la vente sont donnés à des associations. Lorsqu’ils sont trop abimés, nous les envoyons au recyclage ». Un cercle vertueux où, effectivement, les parents gagnent un peu moins d’argent que s’ils avaient vendu eux-mêmes ces vêtements mais quel gain de temps !

Valérie MARION

Pour vendre ou acheter, une seule adresse
→ smala.com

PARTAGER CET ARTICLE          
TAGS :
À LIRE AUSSI

CHLOÉ WARY

Publié le 27/09/2022
Cette nouvelle exposition met à l’honneur une jeune auteure de BD : Chloé Wary qui a déjà publié trois œuvres avec des prix à la clef....

ÇA DÉBAT AU FESTOCHE

Publié le 22/09/2022
Le Tout Petit Festival, qui propose pas moins d’une quinzaine de spectacles (voir agenda spectaculaire) et quelques ateliers pour les petits sera inauguré le 18 octobr...

GRANDE BRADERIE DU LIVRE

Publié le 20/09/2022
Avis aux grands lecteurs ! Voilà un rendez-vous à ne pas manquer !...

30 ANS DU SABLIER !

Publié le 20/09/2022
Le département compte 51 lieux d’accueil enfants-parents. Actuellement, 11 projets sont à l’étude et devraient voir le jour d’ici 2022/23....