9
octobre
2020

Changement de cadre…

Avec la pandémie de Covid-19, c’est toutes nos habitudes qui ont été bouleversées, notre quotidien, notre travail, nos rapports aux autres et la vision que nous en avons. Magali Lorre, Pierre Leray et Vincent Plassard en ont fait les frais dans leur vie professionnelle. Licenciés fin mai du studio photo qui les employait, ils ont transformé cet incident de parcours en opportunité et véritable réflexion sur la photographie de groupe. En plus de « enfourcher le tigre », ils ont réglé la focale et réappuyé sur le déclencheur. Portrait :

Au tout départ, il y a trois personnalités aux parcours atypiques mais animées par la même passion. Magali, la commerciale de l’équipe a été dix ans manager de groupe hip hop, reggae et funk, programmatrice de soirée et DJette à ses heures, avant de passer une licence en développement durable qui prend aujourd’hui tout son sens dans cette entreprise commune. Vincent, photographe de son état et comédien dans une vie antérieure, est venu à la photo par loisir. C’est lui qui a fait rentrer son ami Pierre, le Monsieur management du groupe, dans le studio Arnaud Monfort qui les réunissait à l’époque. Ingénieur en informatique, ancien comédien lui aussi et fan de la méthode Agile (un management à « visage humain » qui priorise la synergie entre collaborateurs et les besoins du client), il l’a ensuite appliquée à leur structure.
En réalité, tous les ingrédients étaient réunis pour développer leur projet. « L’idée de moderniser la photographie scolaire était déjà là mais le confinement a révélé les désirs des uns et des autres ». L’ancien studio a été contraint de réduire ses activités tandis que nos trois comparses en ont profité pour s’associer et monter leur propre agence : le studio 2 . « Il nous aura fallu deux semaines de réflexion et un mois et demi pour nous lancer » déclare Magali en toute décontraction. Les premiers tests ont même été fait sur leur propres enfants. Autant dire que dans leur cas, les circonstances ont aidé  ! Plutôt que de subir les contraintes liées à la pandémie, ils s’y sont adaptés. Leurs photos au format carré réunissent autant de portraits qu’il y a d’élèves par classe. « L’idée, c’est de révéler la nature de chacun ». Sans être enfermé dans le cadre, les enfants sont au contraire amenés à en jouer. Comme s’ils étaient à la fenêtre d’un immeuble, chacun interagit avec son voisin. C’est l’une des 4 formules qu’ils développent. « Avec ce format la pose est plus dynamique et ludique ».
Les premiers clichés servent de photos d’identité ou de portraits pour la famille. L’utilisation de la classe comme décor d’arrière-plan permet de limiter les déplacements des groupes et de s’adapter au protocole sanitaire de chaque établissement. Plus besoin de réunir tous les élèves sous le préau et d’en faire un souvenir un peu plombant où tout le monde serait masqué… « Avec les commandes en ligne, on limite aussi les impressions et les déchets ». Dans une démarche environnementale, ils s’associent à des fournisseurs locaux et vont jusqu’à récupérer d’anciens emballages pour éviter le gaspillage. Décidément la formule est séduisante. « Pour nous, ça a été un mal pour un bien », à leur échelle bien sûr mais aussi à la nôtre où les souvenirs de classes de nos chers bambins pourront rester légers et les portraits de nos ados… maculés d’acné ! Alors bas les masques, le temps d’une photo ! Ann Daloune

→ Des photos de classes nouvelle génération chez Studio 2. → studio-carre.fr

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